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Voyez, par contre, ce que de Saints Prêtres, véritables représentants de NOTRE Dieu, ressentent. N'est-ce pas la preuve qu'il y a eu
de tout temps de BONS et de FAUX prophètes ? |
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Propos du Père Preste sur les corridas |
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Ceci vous concerne uniquement si vous êtes intelligent et si vous avez du cœur. Un cœur qui sait aimer et comprendre les autres, tous les autres. En cela je ne veux pas vous dire seulement vos semblables, mais au-delà de ceux-ci les animaux, tous les animaux qui agrémentent et réjouissent le cœur de l´homme ou du moins celui qui en possède encore un, car il y a des hommes qui n´en ont pas ou qui n´en ont plus tellement leur orgueil et la bêtise, l´argent et l´intérêt sous toutes ses formes en ont pris la place ! Alors, s´il vous reste tant soit peu de cœur et d´intelligence, n´allez plus vous repaître de sang, de souffrances et de mort dans les diverses corridas, n´allez plus applaudir ces toreros en habits chamarrés qui font semblant de dominer plus fort qu´eux alors que l´on a hypocritement affaibli les taureaux afin que leur mort soit assurée et que leurs bourreaux en sortent vainqueur aux yeux d´un public trompé. Tous ceux qui préparent les corridas comme tous ceux qui les exécutent sont des rétrogrades, des attardés de l´histoire humaine, des barbares sans conscience et surtout sans cœur qui ne pensent qu´à leur argent et leur petite gloriole d´un jour.
Et dire qu´il y a des milliers de gens qui vont les applaudir et les encourager, afin qu´ils torturent des animaux que l´on a intentionnellement privés de leurs défenses naturelles. C´est pourquoi il n´y a aucune gloire à tuer un taureau, mais bien au contraire de la cruauté et du sadisme doublés de profits éhontés et de mensonges déshonorants. Notre monde moderne sans Dieu est pire que les peuples barbares de l´Antiquité, qui immolaient leurs victimes pour, croyaient-ils, apaiser l´ire des dieux. Nos prétendus héros sont assoiffés de gloire humaine, et peu importe les souffrances, le sang versé, les tortures et la mort d´êtres innocents pourvu qu´ils remplissent leurs poches, eux et leurs complices qui ne valent pas plus cher et qui vivent du profit que leur procurent ceux qui fréquentent les arènes. C´est pourquoi je demande à tous ceux qui liront ces lignes de boycotter les corridas, ou alors, considérez-vous comme des êtres qui valent moins que les animaux, parce que eux ne tuent que pour manger et jamais par cruauté ou sadisme. L´homme sans conscience est pire que les bêtes. Il fait ce qu´elles ne font pas et trouve dans l´absence de conscience – cette conscience ou raison qui devrait être la marque de sa supériorité – la raison de se comporter en brute et en abruti !
Voilà pourquoi ce long préambule : savez-vous comment on conditionne les taureaux que l´on destine à la corrida ? Sachez-le et tenez-en compte. Merci pour eux ! La torture des animaux commence avant la corrida elle-même, ils sont « préparés ». Le procédé est très simple et vise à mieux les faire mourir lentement afin que le torero et sa suite puissent l´abattre sauvagement. Savez-vous que l´on enduit de vaseline les yeux du taureau pour que sa vue soit diminuée et qu´il ne puisse pas se défendre avec toutes ses forces ? Il devient ainsi plus vulnérable et s´épuise plus vite à lutter. A cela s´ajoute du coton qu´on lui enfonce dans les narines et qui descend jusque dans la gorge, cela pour que sa respiration soit plus difficile. Avant « d´entrer en scène », on lui assène des coups violents sur le dos avec des planches ou des sacs de sable pour l´épuiser avant le combat. Ces coups ne laissent aucune trace et le public n´en sait rien. Il est de tradition aussi d´enduire ses pattes avec de la térébenthine, ce qui a pour effet de l´exciter, car celle-ci le brûle. Souvent aussi, on lui introduit une aiguille cassée dans les parties génitales pour l´empêcher de « s´asseoir » ou de s´affaisser. On lui lime les cornes pour le rendre plus vulnérable au torero. Cela le désoriente car celles-ci sont faites pour qu´il se défende tout naturellement et il en est amoindri.
Pendant la corrida, le picador lui enfonce une lame « la puya », qui lui sectionne les muscles du cou. De là abondance de douleur et de sang perdu et diminution de force et d´agilité. Dans cette blessure, on lui plante les banderilles qui lui ouvrent les chairs, produisent une perte de sang ainsi qu´une douleur intense. Après l´avoir épuisé, le matador s´approche du taureau pour « démontrer son art » (!). Il tue alors cette pauvre bête épuisée d´efforts mêlés de souffrances, sous les applaudissements indignes d´un public fanatisé, en lui enfonçant une épée d´un mètre de long dans les poumons afin que l´animal meure étouffé par son propre sang. Et si cette malheureuse victime du sadisme humain ne meurt pas assez vite, on lui plante un couteau dans la moelle épinière afin qu´il reste immobile et qu´on le croit mort ! Et que dire aussi des chevaux carapaçonnés dont on se sert pour « lutter » contre le taureau amoindri ? Ces pauvres chevaux de corridas si fidèles, si affectueux et si obéissants à l´homme – qui souvent abusent d´eux par intérêt ou par gloire éphémère – qui font parfois les « frais » de ce genre de spectacle. S´ils sont blessés ils sont immédiatement condamnés à être tués. Si, en effet, le cheval est encorné, on obstrue sa plaie béante avec des chiffons ou de la paille afin d´empêcher ses entrailles de s´en échapper. Il faut que le cheval « tienne » jusqu´à la fin de la « séance » comme un comédien irremplaçable. Le cheval est alors tué comme le taureau et on le déclare « valeureux » au combat (!). Vous qui n´avez pas le courage de vous battre vous-mêmes directement comme le faisaient les rétiaires romains, en éliminant obligatoirement leur adversaire au combat, pourquoi mettez-vous en avant des animaux innocents qui ne demandent qu´à vivre ? Quand aurez-vous le courage de vous montrer tels que vous êtes en vérité, c´est-à-dire lâches et cruels au lieu de vous prendre pour de faux héros ? La force est celle qui sert non à dominer ou à écraser les autres, mais à les aider et les protéger. On ne peut pas se servir d´un animal comme d´une chose car l´animal a une âme et vit, il souffre et il aime.
L´argent que vous empochez devrait vous brûler les mains parce qu´il est le produit du Sang versé gratuitement et de l´orgueil insensé qui brûle votre âme. La seule vérité de ces spectacles horribles, c´est l´agonie dans la souffrance gratuite, c´est la torture volontaire et sadique infligée à un animal plein de vie et qui ne demandait qu´à être heureux et à vivre sa vie ; c´est l´expression d´une cruauté barbare appliquée à un être créé par Dieu, pour la joie innocente de l´homme, et qui l´utilise mal et le dégrade, parce qu´il en est soit l´auteur soit le spectateur conscient. Il faut que tous ceux qui organisent de tels spectacles, comme ceux qui y participent, sachent toute cette souffrance et fassent qu´elle cesse en boycottant les corridas ! Malheureusement ce genre de spectacles cachent des intérêts économiques très importants, tellement vicieux, que ceux qui les organisent sont arrivés à faire subventionner cette barbarie au lieu de la supprimer. Cher lecteur, faites votre profit de ces renseignements que sans doute vous ignoriez, et aidez-nous à protéger la vie de tous les animaux en faisant que les hommes s´approprient leurs qualités en devenant raisonnables. Montaigne disait : « Plus je connais les hommes, plus j´aime mon chien ». Et vous ?
Père Roger Pestre, Curé de Saint Paul, 13013 Marseille
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